Avril 2004 : le maire promet dans dans le journal municipal de s'opposer en personne à tout abattage de platanes à Châtillon. Avril 2008 : 50 beaux et grands platanes sont abattus le long de la D906. Nul doute que le maire trouvera une bonne raison... Faire passer le tramway T8 ? Faciliter le chantier des futurs immeubles de 5 étages autorisés par le PLU ?

Mais si les arbres disparaissent, les aberrations du projet T8 demeurent. Et le maire et les élus UMP du département (maître d'ouvrage) en portent la responsabilité.

Le T8 est terminus Châtillon-Montrouge : il ne va pas jusqu'à Paris et va venir sur-saturer la ligne 13. Ce tramway sur pneus avec rail de guidage central est un prototype dont toutes les variantes précédentes ont déraillé. Les dérives du budget empêchent la création de nouvelles lignes de bus.

Les usagers vont payer ces aberrations par la dégradation de leurs conditions de transport.

Jérôme Desquilbet.

Le maire répond que ces arbres étaient malades. Tiens donc... en voilà une "bonne raison" à laquelle nous n'avions pas pensé !

Nous n'espérions malheureusement pas que, brusquement, le maire change d'avis et se mette à défendre les châtillonnais sur ce dossier du tram, alors que leurs conditions de transport vont se dégrader. En fait, nous avons cité les arbres car ils embellissent vraiment notre quotidien, et c'est un crève-cœur que d'avoir assisté à leur abattage. Mais, très important, c'est que ce tramway n'ira pas jusqu'à Paris ; il ira simplement sur-saturer la ligne 13.

Par ailleurs, le département (Conseil général), aux mains de l'UMP, est propriétaire des terrains expropriés le long du tracé et responsable de l'aménagement. L'abattage des arbres, c'est simplement d'un effet secondaire de la spéculation immobilière organisée par le Conseil général et le maire. Les immeubles autorisés par le Plan Local d'Urbanisme du maire vont bientôt pousser. Bonne occasion de densifier, ce projet de tram !

Pour le reste des arguments en faveur d'un autre moyen de transport en commun, et qui aille jusqu'à Paris, voir le dossier de plainte auprès de la Commission européenne.

Pour plus d'informations : notre dossier tramway