extrait du journal la montagne édition de Clermont du 24 novembre 2008.

Le Syndicat mixte des transports en commun clermontois pourra-t-il se remettre de la calamiteuse réunion du conseil syndical d'hier soir ?
Jean-Pierre Vacherot jean-pierre.vacherot@centrefrance.com

« Si nous continuons ce jeu de massacre, tout le monde y passera ». Marqué par le rejet de la proposition de cession-bail des six rames supplémentaires, Serge Godard tente une énième fois de ramener les troupes du conseil syndical à davantage de discernement.
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Le pire semblait passé, jusqu'à ce que vienne sur la table le dossier des six rames de tramway supplémentaires. D'un coût total de 18,5 M€, cet achat devait se transformer en crédit-bail courant sur 25 ans. « Solution financièrement plus acceptable qu'un crédit », assurait Serge Godard. « Un choix de gestion contestable qui masque le déficit », rétorquait Bertrand Pasciuto. « On a démarché les banques et le meilleur prêt qu'on pouvait prétendre obtenir s'élevait à 5 M€ », assurait Louis Virgoulay.

« De 18 M€ d'achat on passe à un total de 35 millions à débourser sur 25 ans. Il faut un nouveau appel d'offres », insistait Bertrand Pasciuto. Remarque qui faisait sortir de ses gonds Serge Godard : « Tu viens emmerder ce soir le syndicat alors que l'offre de transport public a augmenté de 40 % sur ta commune. On passe au vote ». Treize élus votaient contre et la proposition du crédit-bail était retoquée.

Abattu, Serge Godard lâchait : « On va être obligé de les revendre et elles resteront au garage ».

Après tout ce tumulte, dans un silence de veillée funèbre Alain Brochet annonçait sa démission. « Je refuse de lever un impôt supplémentaire dans ma commune. Sans un audit du SMTC dont vous ne voulez pas. Je vous adresse donc ma démission de président de T2C ».

Pour plus d'information : notre dossier tramway