Translohr à Clermont-Ferrand : la faillite du système se précise
Par Cés le mercredi 26 novembre 2008, 00:40 - Tramway - Lien permanent
Séance de pugilat hier au syndicat des transports de Clermont.
Le syndicat des transports de Clermont est empêtré avec les rames de Translohr qu'il a achetées pour augmenter l'offre de transport mais qu'il ne peut maintenant plus financer.
Il voulait transformer l'option achat en crédit bail sur 25 ans ce qui lui a été refusé par le conseil d'administration. Cette impasse devrait entraîner la revente à perte de ces rames et la saturation permanente du réseau au détriment des usagers.
Voilà ce qui arrive lorsque les projets sont mal ficelés dès le départ.
Voilà qui ne préfigure rien de bon pour le projet de tramway T8 qui impose là aussi ce système au mépris de la transparence sans avoir maitrisé la totalité des problématiques techniques, sociales et financières.
Il est encore temps de réorienter le projet avant qu'il ne soit trop tard.
extrait du journal la montagne édition de Clermont du 24 novembre 2008.
Le Syndicat mixte des transports en commun clermontois pourra-t-il se
remettre de la calamiteuse réunion du conseil syndical d'hier soir
?
Jean-Pierre Vacherot jean-pierre.vacherot@centrefrance.com
« Si nous continuons ce jeu de massacre, tout le monde y passera ».
Marqué par le rejet de la proposition de cession-bail des six rames
supplémentaires, Serge Godard tente une énième fois de ramener les troupes du
conseil syndical à davantage de discernement.
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Le pire semblait passé, jusqu'à ce que vienne sur la table le dossier des
six rames de tramway supplémentaires. D'un coût total de 18,5 M€, cet achat
devait se transformer en crédit-bail courant sur 25 ans. « Solution
financièrement plus acceptable qu'un crédit », assurait Serge Godard. « Un
choix de gestion contestable qui masque le déficit », rétorquait Bertrand
Pasciuto. « On a démarché les banques et le meilleur prêt qu'on pouvait
prétendre obtenir s'élevait à 5 M€ », assurait Louis Virgoulay.
« De 18 M€ d'achat on passe à un total de 35 millions à débourser sur 25 ans. Il faut un nouveau appel d'offres », insistait Bertrand Pasciuto. Remarque qui faisait sortir de ses gonds Serge Godard : « Tu viens emmerder ce soir le syndicat alors que l'offre de transport public a augmenté de 40 % sur ta commune. On passe au vote ». Treize élus votaient contre et la proposition du crédit-bail était retoquée.
Abattu, Serge Godard lâchait : « On va être obligé de les revendre et elles resteront au garage ».
Après tout ce tumulte, dans un silence de veillée funèbre Alain Brochet annonçait sa démission. « Je refuse de lever un impôt supplémentaire dans ma commune. Sans un audit du SMTC dont vous ne voulez pas. Je vous adresse donc ma démission de président de T2C ».
Pour plus d'information : notre dossier tramway