Sur une région comme l'Ile de France ce laxisme coûte non seulement des centaines de millions d'euros par an aux collectivités qui investissent dans ces système curatifs, mais a pour effet d'aggraver la pollution des rivières lors des orages qui font déborder les réseaux d'eaux usées.

Les écologistes militent pour les politiques préventives de gestion du pluvial c'est à dire la gestion à la parcelle (toitures végétalisées, stockage visible pour réutilisation des eaux de pluie ou bassins d'agrément, infiltration dans le sol...). Ces règles doivent bien sûr être imposées dans le neuf mais peuvent également l'être dans l'ancien lors de travaux importants.

C'est sur notre pression que la mairie a dorénavant fixé de telles règles dans le plan local d'urbanisme (article 4.2.2) malheureusement avec un seuil de 1000 m2 ce qui concerne très peu de projets et n'est pas à l'échelle de la ville. Nous ne sommes même pas sûrs que la mairie s'assure de leur respect.

Par exemple, lors de la réfection du parc Henri Matisse la mairie n'aurait pas dû concevoir un réseau d'égouts pluviaux pour envoyer les eaux de ruissellement dans les égouts d'eaux usées mais créer des fossés enherbés le long des chemins pour que les eaux s'infiltrent.

Les gouttières des immeubles situés autour des parc auraient pu alimenter des bassins d'agréments qui auraient pu également servir à l'arrosage des espaces verts. Ce sont des milliers de m2 qui auraient pu ainsi être soustraits à la zone imperméabilisée et éviter l'investissement du bassin.

Car au delà des 5,6 millions d'euros combien de millions d'euros vont coûter les 20 mois de perturbation et d'embouteillage liés au blocage de la rue Perrotin. Aucun chiffrage là dessus.

La rue Perrotin a été fermée pendant 20 mois(1) ce qui a créé des embouteillages sur les axes adjacents.

Comme d'habitude la Mairie et le conseil général des Hauts de Seine n'ont absolument pas anticipé les conséquences de ces travaux.

Le conseil général Maître d'ouvrage des travaux du tramway et de ce bassin ne s'est même pas rendu compte que cette concomitance de travaux était mal venue.

C'est le degré zéro pour une mairie qui se proclame "éco-responsable". C'est aussi, après le même scandale sur les Sablons, la deuxième fois qu'un bassin de rétention est construit sur fonds publics alors qu'il aurait dû être payé par les promoteurs : ça s'appelle privatiser les bénéfices et socialiser les pertes, c'est à dire les faire payer par les impôts.

(1) Pour ceux qui n'auraient pas gardé le Châtillon info de décembre 2008 voici la page qui concerne le bassin de stockage. On ne sait pas si les travaux durent 9 mois (dans le texte) au 20 mois (dans le titre) comme l'annonce le conseil général des Hauts de Seine.