A travers ce compte-rendu, on s'aperçoit que nos craintes sur le tunnel sont fondées car ce projet est loin d'être clair et les réponses laissent bien supposer des problèmes techniques et un futur dérapage des coûts en pleine crise financière qui va peser sur les finances de l'ensemble des acteurs.

Nos décideurs sont pour une fois alertés avant la catastrophe technique et financière. Des solutions de substitution leur sont proposées pour éviter d'aller dans le mur et pourtant rien ne bouge. On risque encore une fois d'attendre le rapport de la cour des comptes pour révéler la déshérence de ce projet.

Quelques morceaux choisis :

- M. Bédier, président du conseil général des Yvelines, affirme que des rames de 46 m avec des quais de 40 m ne sont pas un problème car l'avant et l'arrière du tram seront dans le tunnel et l'important est que les portes soient face aux quais.

Quelle belle improvisation. Nous ne sommes pas bien sûr que pour des raisons de sécurité ce soit bien raisonnable, d'autant que la commission sécurité n'a toujours pas donné son aval à cause notamment du tunnel. Les futurs conducteurs de la RATP seront ravis d'apprendre qu'il leur faudra régler l'accostage au mm près.

- Monsieur BEDIER reconnaît qu'il y aura probablement des fissures sur le bâti en surface.
Les propriétaires seront ravis de l'apprendre.

- Monsieur BEDIER affirme que le tunnel ne passera que dans un terrain meuble entre des couches d'eau.
Voici la coupe qui démontre que le tunnel passera dans de nombreuses couches très différentes les unes des autres pour certaines gorgées d'eau. coupe_geologique.jpg

D'autre part un extrait du site RATP démontre bien que les couches géologiques seront très variées.

extrait_site_ratp_tunnelier.jpg

De plus nous pouvons affirmer que les gares souterraines seront construites dans des couches remplies d'eau.

Tout cela nécessitera des pompages importants qu'il faudra évacuer pendant la période de chantier et après.

Nous en profitons pour demander si une station d'épuration sera mise en place pour éviter d'envoyer une eau boueuse dans le réseau d'assainissement. Nous n'avons pas à payer sur la facture d'eau l'épuration de tels chantiers.

Après la période de chantier, nous nous posons également la question de la destination des eaux de pompage car si leur débit était important et elles allaient dans la Bièvre cela pourrait concourrir à accroître son débit et donc à augmenter les risques d'inondation en période pluvieuse.

Pour plus d'information : notre dossier tramway