Comme cela est indiqué dans le dossier d'enquête publique partie 2 (p.32) état initial, il y a des risques importants d'aléas liés aux couches gorgées d'eau que le tunnel va traverser. extrait_enquete_publique.jpg Page 348 de la partie 4 de l'enquête publique, est précisé que le tunnel traverse deux aquifères et qu'après les travaux les rabattements seront permanents. aquifere_enquete_publique.jpg Les habitants doivent savoir ce que de tels pompages risquent d'entraîner au niveau du bâti.

Plusieurs questions peuvent se poser :

  • Comment éviter que le sable ou les limons soient entraînés avec les pompages ?
  • Comment éviter de changer le taux d'humidité du sol sous les constructions pendant et après les travaux. On sait que les fondations des immeubles n'aiment pas ce type de variation et que cela entraîne en général des désordres provoquant des fissurations ?
  • Quel sera le débit généré par ces pompages et ses conséquences sur les réseaux d'assainissement ?
  • Ne risque t'on pas d'aggraver les inondations par l'envoi de ces eaux dans les réseaux et devoir par la suite réaliser des bassins de stockage à coup de millions d'euros comme cela se passe à Châtillon ?
  • Quel sera le coût final du tunnel ?
  • Le délai de réalisation est il tenable ?
  • Qui prendra en charge le dérapage financier du projet ?

Toutes ces questions doivent avoir des réponses avant le lancement des travaux notamment autour des gares souterraines.

N'oublions pas non plus qu'il y a un talus SNCF qui va voir ses conditions hydrogéologiques modifiées.

On s'achemine sur un projet qui risque de coûter plus du double de l'estimation de l'enquête publique. Dans ces conditions l'enquête publique est elle toujours valable ?

Il est encore temps d'arrêter une telle aberration et de remettre à plat le projet. D'autres solutions sont possibles.

Pour plus d'information : notre dossier tramway