Le projet qui pourrait être présenté à la place des autres projets.

Ce projet qui n'est qu'une première esquisse est conçu pour préserver les ressources naturelles, inciter des centaines de milliers de personnes à abandonner leur voiture et donc réduire leurs émissions de CO2, limiter l'emprise sur les espaces non urbains. Son coût ne pose pas de problèmes de financements par les collectivités. Cette approche peut être généralisée à tout le territoire.

Voici les options qu'il pourrait inclure :

  • Des centaines de km de bus en site propre à haut niveau de service (BHNS)

C'est la solution pour pouvoir inciter les automobilistes à abandonner leur voiture.

- Des délais rapides de réalisation (5 ans)
- Des travaux simples à réaliser,
- Tous les Francilien bénéficiaires,
- Pas de création de nouvelles emprises de voirie et donc des coûts réduits d'entretien du système global,
- Un signal fort du besoin de diminuer la place de la voiture en occupant son territoire,
- des milliers d'emplois pérennes de chauffeurs de bus et de mécaniciens, - une voirie en site propre pouvant être utilisée par d'autres acteurs (bus interurbains, taxis, véhicules de secours...)

Voici un exemple de ce que pourrait représenter ce réseau :

plan_bhns.jpg

Il s'agit d'un réseau en toile d'araignée pouvant atteindre 1000 km en Ile de France. Les voiries de bus prendraient la place d'une des voies de circulation automobile dans chaque sens sur des axes à 4 ou 6 voies. Les arrêts seraient très espacés aux noeuds stratégiques. Les bus auraient une fréquence d'un toutes les 3 minutes. La vitesse moyenne serait de plus de 20 km/h en zone urbaine dense et de plus de 30 km/h sur les autres axes.

A 10 millions d'euros du km, ce qui est très luxueux, on peut chiffrer à 10 milliards d'euros ce projet.

Notons que si la génération actuelle de bus utilise les énergies fossiles, la possibilité pour des centaines de milliers d'automobiliste de se passer de leur voiture permettra d'économiser des grandes quantités d'énergie fossile. La nouvelle génération de bus en 2020-2025 pourra être tout électrique alimentée par de l'electricité produite par des énergies nouvelles.

  • L'amélioration des transports existants

- assurer la modernisation et l'entretien des systèmes existants,
- augmenter la fréquence des transports existants comme les tramways et les autres lignes de bus en achetant immédiatement de nouveaux matériels,
- étendre les réseaux déjà existants pour renforcer leur efficacité (métro, tramway, lignes de bus).

  • La remise en service de certaines lignes SNCF

- Les emprises existant déjà, cela permettrait d'avoir des tangentielles de très grande capacité.

  • La mise en place de transports partagés et collectifs à la demande

- développement de l'autopartage,
- développement des taxis collectifs,
- développement du covoiturage,
- développement des locations de voitures

avec une attention particulière pour aller chercher chez eux les personnes à mobilité réduite,

  • Développer les circulations douces

-Généralisation des pistes cyclables sécurisées

  • Revoir l'organisation du travail

C'est une des clefs du problème qui permet notamment de limiter les transports aux heures de pointe et qui n'a pratiquement aucun coût pour les collectivités.

-Favoriser le télétravail, -Réorganiser les horaires de début du travail sur les destinations surchargées.

  • Revoir l'urbanisme

C'est l'autre clef du problème à long terme en rapprochant les lieux d'activité des lieux de vie pour limiter les déplacements, cela veut dire construire des logements là où il y a des activités et inversement faire venir des activités là où il n'y a que des logements. (La création de nouveaux pôles qui vont encore réduire les surfaces naturelles ne peut que générer de nouveaux déplacements et ne règle pas le problème du mauvais fonctionnement ou la saturation de certains zones d'activités.)