Grand Paris : nouveau hold up démocratique et futur gaspillage de deniers publics
Par Cés le mardi 18 août 2009, 22:32 - Urbanisme - Lien permanent

- Après
le choix non démocratique du Translohr sur le tramway T6 Châtillon - Vélizy
- Viroflay porté par Monsieur DEVEDJIAN au conseil général des Hauts de Seine
et imposé
entre autres par messieurs SCHOSTECK et PEMEZEC.
- Après
le projet non démocratique de circuit de formule 1 aux Mureaux imposé par
l'ex président du conseil général des Yvelines, Monsieur BEDIER, sur des terres
destinées à l'agriculture biologique.
- Après le choix non démocratique de deux
nouveaux réacteurs nucléaires EPR imposé par Monsieur SARKOZY.
Notre Président a décidé de passer de nouveau en force sur le Grand
Paris en proposant
un projet de loi spécifique
à l'automne qui entraînera le gaspillage de dizaines de milliards d'euros
dans un projet pharaonique de transport en commun souterrain dont on ne connaît
pas le financement et dont on est aujourd'hui certain que les coûts vont
déraper au regard des autres projets de ce type déjà réalisés (Météor,
Eole,...).
Ce projet élitiste et hyper-productiviste, destiné à relier les pôles
d'activité de la zone centrale de l'agglomération parisienne avec les
aéroports, confisquera des dizaines de milliards d'euros au bénéfice du lobby
du béton et de quelques multinationales et au détriment des besoins vitaux du
reste de la population à qui l'on demandera de se serrer un peu plus la
ceinture.
nnoncé par
l'AFP|http://www.lematin.ch/flash-info/monde/grand-paris-preemption-expropriation-envisagees-cercle-autour-gares].
Nous savons déjà que l'application des
procédures actuelles, qui ne sont pas respectées, permettrait d'éviter de
nombreux gaspillages.
Monsieur SARKOZY nous annonce qu'une partie du financement serait pris sur
la spéculation immobilière qui va chasser les classes moyennes et les
populations pauvres autour des gares.
Extrait du discours de Nicolas Sarkozy le 30 juin à la Défense sur le grand Paris : "Nous allons créer une trentaine de gares. Il devrait donc y avoir une valorisation du prix du m2. Et bien, nous prélèverons une partie de cette valorisation du prix du m2... pour payer une partie des infrastructures, lesquelles infrastructures vont générer elles-mêmes leur propre équilibre économique.
Il ne faudra donc surtout pas de logements sociaux qui risquent de freiner ces recettes.
On peut déjà prévoir les conséquences de ce projet si le projet de loi envisagé passe :
- débat public tronqué car choix imposé d'avance,
- préemption en masse autour des gares avec spéculation immobilière pour y construire des logements de standing,
- expropriation avec des droits encore réduits pour la défense,
- dérapage des coûts,
- dérapage des délais en lien avec les recours, les aléas techniques et les problèmes de financement,
- problème de stabilité des sols et désordres en surface là où passe les tunnels (voir exemple du T6 à Viroflay),
- absence d'argent pour désenclaver les millions de Franciliens qui n'auront pas la chance d'habiter dans la petite couronne,
- absence d'argent pour entretenir l'existant,
- asphyxie financière des collectivités parties prenantes qui n'auront pas le moyen de développer les autres politiques alors que la demande sociale se fera de plus en plus grande,
- augmentation des coûts de transports,
- financements réduits pour les logements sociaux.
Ce que nos hommes politiques prônent c'est toujours plus d'investissements
au détriment du fonctionnement. Ils oublient qu'il va falloir faire fonctionner
ces nouveaux investissements une fois mis en service et qu'ils viendront
s'ajouter au coût actuel du systèmes alors que les capacités financières des
entreprises, des collectivités des citoyens sont non extensibles. D'où les
augmentations du prix de l'eau, de l'électricité, de l'énergie et des
transports.
Ils oublient que les recettes baissent non seulement du fait de la crise mais par les lois qu'ils ont eux mêmes votées (bouclier fiscal, abaissement de la TVA des restaurateurs, augmentation des allégements fiscaux de l'ISF...)
Ces projets mènent tous à l'augmentation des dépenses contraintes des citoyens et particulièrement de celles des plus pauvres et en parallèle à une baisse des moyens des collectivités et de l'Etat pour répondre à l'urgence sociale.
Selon les projections figurant dans le document préparatoire au débat d'orientation budgétaire présenté en juin à la commission des finances de l'Assemblée nationale, depuis l'arrivée de monsieur SARKOZY :
- la dette publique de l'Etat est passé de 63,6% en 2006 à 68,1% du PIB en 2008. Elle passera à 77% en 2009, 83% en 2010, 86% en 2011 et 88% en 2012,
- le déficit budgétaire qui était de 1,6% en 2006 atteindra 5 à 5,5% du PIB en 2012, après 6 à 6,5% en 2011 et 7 à 7,5% en 2009 et 2010
Qui va payer ce laxisme financier ?
Vous l'avez tous compris ce sont nos enfants qui devront non seulement rembourser cette dette mais payer le fonctionnement d'un système pharaonique.
Sur les transports il est temps de mettre un frein au gigantisme et d'opter pour un projet raisonnable comme celui que nous avons proposé.
Pour plus d'information : notre dossier
tramway
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