Le projet de loi sur le « Grand Paris » constitue une remise en cause d’une ampleur considérable des principes démocratiques et de la décentralisation. La commission nationale du débat public (CNDP) est dessaisie, les débats étant organisés par la Société du Grand Paris, juge et partie. La création de zones « extraterritoriales » remet en cause le droit des citoyens de choisir leur avenir sur un territoire.

Ce projet ne répond pas aux demandes prioritaires des franciliens et des franciliennes pour l’amélioration des transports existants et pour pallier le manque criant de logements. Il vise un prétendu intérêt national, sans prendre en considération ni les infrastructures, ni les bassins de vie existants.

M. Christian BLANC n’a pas de vision de Paris ou de l’Ile-de-France. Il ne propose qu’un projet de métro sans queue ni tête, ou la gestion d’un cluster sur le plateau de Saclay, détruisant de précieuses terres agricoles. Manquant d’ambition, il méprise les réflexions des 10 équipes d’architectes, mais aussi l’ensemble des élus et des citoyens qui ont travaillé sur l’avenir de la région, notamment au cours de l’élaboration du SDRIF.

Son projet s’inscrit dans la droite ligne des aménagements productivistes et autoritaires de l’Ile-de-France depuis 40 ans. Il ignore toute préoccupation d’un aménagement durable et solidaire des territoires ainsi que la complémentarité entre les espaces urbains et ruraux de la région.

Loin de la simplifier, ce projet complique la gouvernance de la région Ile-de-France en ajoutant des structures supplémentaires, concurrentes de celles qui existent.

Le Gouvernement recourt à la loi afin de contourner toute procédure de concertation et de se débarrasser des majorités locales qui ne lui conviennent pas. L’UMP fuit le débat en renvoyant à des décrets les points les plus essentiels du projet de loi.

Les Verts demandent l’inscription de débats au sein des collectivités territoriales concernées pour que les élu-es UMP et leurs candidat-es déclaré-es se prononcent sans ambiguïté sur ce projet de loi.

Jean-Luc DUMESNIL Natalie GANDAIS-RIOLLET Porte-parole des Verts Ile-de-France

Le communiqué de presse