Nous nous plaignons des pannes et incidents à répétition sur les lignes de transport en Île-de-France mais nous n'avons encore rien vu.

Si l'on ouvre à la concurrence ce sera bien pire car une partie de l'argent ira dans les poches des actionnaires au lieu d'aller dans l'entretien et le fonctionnement des lignes.

Ceux qui affirment qu'il faut obligatoirement ouvrir les lignes à la concurrence le 4 décembre prochain nous mentent car une jurisprudence récente de la cour de justice des communautés européennes donne le droit à une collectivité de passer un contrat directement avec une entreprise publique dans la mesure où celle-ci n'entre pas en concurrence avec d'autres entreprises privées sur d'autres marchés. (Voir l'affaire C 480/06)

La RATP doit donc se scinder en deux entités totalement distinctes : un opérateur public qui a le monopole sur l'Île-de-France et qui ne répond à aucun appel d'offre (il pourrait notamment être rattaché à la Région) et un autre opérateur, sous forme d'entreprise coopérative par exemple, qui reprend toutes les autres activités dans le domaine concurrentiel.

Faire cela, c'est garantir que tout l'argent donné à la RATP ira uniquement au fonctionnement et à l'entretien des lignes ; ce qui devrait limiter les risques de dysfonctionnement.

Inutile de rappeler que pour que cette nouvelle entité soit efficace, il faut arrêter de réaliser des projets avec des technologies coûteuses et inefficaces comme le système Translohr prévu pour le tramway T6 Châtillon Clamart Vélizy Viroflay ou des système de rocades souterraines comme celle prévue pour le Grand Paris.

Nos préférences vont vers l'amélioration du fonctionnement des lignes de bus par l'augmentation de leur fréquence, leur mis en site protégé et le développement des lignes de bus à haut niveau de service.