Ainsi l'impact du choix du tramway sur pneus translohr sur les projets de tramway T6 Châtillon Clamart Vélizy Viroflay ou T5 Saint-Denis Sarcelles sera très négatif vis à vis du coût de fonctionnement du système à cause de la forte dérive de leur coût d'investissement et de fonctionnement.

Le projet de loi sur le Grand Paris et sa rocade souterraine de métro chiffre un surcoût complémentaire de fonctionnement de 19,1 milliards d'euros.

Ainsi avec la fuite en avant de projets mal maîtrisés et la rocade de transport du Grand Paris il faudra trouver entre 43 et 50 milliards d'euros supplémentaires en 15 ans.

A équivalence actuelle, le coût de fonctionnement du système à l'horizon 2025 pourrait osciller entre 12, 5 et 14 milliards d'euros soit un quasi doublement par rapport à la situation actuelle.

A équivalence actuelle de passagers, il faudrait donc doubler tous les tarifs des usagers, les subventions des collectivités et le versement transport des entreprises. Il n'y aura pas doublement du nombre d'usagers des transports en commun et du nombre d'entreprise pour annuler ce risque d'augmentation.

Cette hypothèse économique est tout bonnement irréaliste humainement et Il y a de grands risques que les effets de la crise économique se poursuivent pendant de nombreuses années diminuant les ressources de l'ensemble des financeurs.

Pire, si l'on parvient enfin à avoir une véritable politique d'urbanisme qui rééquilibre la ville en rapprochant les usagers de leur lieu de travail, une politique de transport qui favorise les alternatives aux transports en commun ou à la voiture individuelle comme l'usage de la bicyclette, une politique sociale qui diminue le temps de travail, on pourrait avoir une stagnation du nombre d'usagers des transports en commun. Cet effet ciseau et la stagnation des recettes qui en résulterait serait catastrophique pour un système de transport aussi coûteux.

La conclusion à en tirer c'est qu'il faut arrêter cette fuite en avant de l'augmentation du coût de fonctionnement nettement au delà de l'inflation. Cela nécessite de revoir tous les projets lourds d'infrastructure et bien sûr abandonner le projet de loi sur le grand Paris et sa rocade de transport et privilégier les systèmes plus légers et souple de mise en oeuvre comme les bus en site propre à haut niveau de service sur les voiries existantes. Cela permet également de se focaliser sur l'optimisation des lignes existantes pour faire des investissements qui limitent leur coût de fonctionnement notamment en terme d'économie d'énergie.

Le Grand Paris est un projet irresponsable politiquement qui mène à l'asphyxie financière des entreprises, des collectivités et des usagers. Il doit donc être enterré.

Pour plus d'information nos réflexions sur le grand Paris