La commune, déjà très endettée (68 millions d’euros), a souscrit 28 millions d’euros d’emprunts qualifiés de très toxiques. Ces emprunts, basés sur des taux de change exotiques, peuvent en effet à terme se révéler explosifs pour les contribuables châtillonnais·e·s. Le maire ne veut pas voir la vérité et joue la politique de l’autruche. Or, ces prêts peuvent se révéler à moyen terme très dangereux.

56% de la dette de Châtillon est composée de produits structurés. « En contrepartie d’une prise de risque financier, ils permettent à l’emprunteur, dans la plupart des cas, de bénéficier les premières années d’un taux bonifié par rapport au taux du marché ».

Le maire se prévaut d'un stratégie de gestion dite « active » de la dette. « Outre les difficultés d’évaluer la charge future de la dette, cela comporte des risques financiers importants en cas de détérioration des marchés financiers ». « Le gain immédiat sur la charge de la dette suppose l’existence d’une prise de risque d’autant plus importante que la bonification est élevée ».

Les citations sont extraites d'un récent rapport de la Chambre régionale des comptes qui confirme les conclusions de l'opposition municipale de Châtillon. Il serait temps que la ville de Châtillon renégocie ces emprunts ou aille devant les tribunaux, comme l’ont déjà fait par exemple les villes de Rouen et de Saint-Etienne, confrontées à ce même type de problème. « Errare humanum est, perseverare diabolicum »...