Voici ce que nous avions écrit :

Une fois de plus, un chantier de construction d'immeuble va occuper l'espace public en supprimant le trottoir.

Ce problème est si révélateur ! Pour le maire, les promoteurs ont la priorité sur le quotidien des châtillonnais·e·s, obligé·e·s à un gymkhana incessant et dangereux quand les trottoirs sont intégralement occupés par un chantier. Et les transports en commun sont complètement ignorés par la majorité municipale qui décidé avec la RATP de supprimer l'arrêt, sans avoir pensé à défendre les usagers.

Nous voudrions rappeler au maire qu'il est au service des châtillonnais·e·s et non pas des promoteurs immobiliers.

Ce problème avait été évoqué en toute fin de la réunion du conseil municipal du 1er mars dont voici un extrait du compte-rendu officiel :

Monsieur DESQUILBET a appris que l’arrêt Pierre Sémard des lignes d’autobus 388 et 294 allait être supprimé pendant deux ans et demi, en raison de la construction de bureaux en face des locaux d’Orange.

Monsieur DESQUILBET demande s’il ne serait pas envisageable que cet arrêt soit déplacé et non supprimé.

Madame Sylvie LAFFORE-MYSLIWICE explique que sa suppression résulte en effet d’un chantier autour duquel sont implantées des palissades qui empêcheront les bus de s’arrêter et les piétons de circuler. Pour autant, il est possible d’envisager de rapprocher l’arrêt soit de la Mairie, soit du Carrefour Saint Exupéry. Cependant la RATP considère alors, dans les deux cas, que les arrêts seraient trop proches des arrêts existants.

Monsieur DESQUILBET fait observer que le premier arrêt est situé à la Gare Châtillon Montrouge et pour atteindre celui-ci, la distance n’est pas négligeable.

Madame LAFFORE-MYSLIWICE croit comprendre que Monsieur DESQUILBET privilégie un rapprochement en direction du carrefour Saint Exupéry et que par conséquent la question sera soumise à la RATP.

Comme nous l'avons bien dit, à aucun moment les représentants de la municipalité n'ont songé à défendre l'intérêt des châtillonnais auprès de la RATP en défendant la solution d'un déplacement simple de l'arrêt au lieu de sa suppression. Le Maire autorise un chantier qui supprime un trottoir, autorise la suppression de l'arrêt. Tout cela dans un quartier complètement désorganisé par le chantier du tramway T6. Mais rien n'est de sa faute...

Quant à la suite de la "question soumise à la RATP", nous attendons toujours. C'est nous qui allons agir.