LA CGT rejoint l'analyse de Châtillon Ecologie Solidaire et d'EELV sur le Grand Paris Express
Par Cés le vendredi 23 décembre 2011, 00:28 - Transports - Lien permanent
Dans un communiqué de
presse datant du 20 décembre la CGT dénonce le projet du Grand Paris Express
sur des arguments identiques à ceux que nous
avançons depuis 2 ans.
« Grand Paris » Les contribuables franciliens paient l’addition
!
Le « Grand Paris » fait l’objet de nombreux débats. Ce projet est
d’abord et surtout un projet capitalistique qui consacre l’idée d’une métropole
financière de rang mondial, mais dont la majorité des salariés et habitants
franciliens n’ont rien de bon à attendre en matière de transports, de logement,
de services publics etc… Car l’objectif est de faire de l’Ile-de-France une
place forte financière qui entrerait en concurrence avec les autres places
financières européennes telles Londres ou Francfort.
Et dans un tel contexte, les transports sont un enjeu essentiel dans cette
logique capitalistique, l’organisation des transports précédant souvent
l’aménagement du territoire.
Il en est ainsi du projet « Grand Paris Express ». Si certains localement
peuvent y trouver une réponse à leurs problèmes de transports, globalement ce
projet ne répond pas aux attentes et besoins des populations, particulièrement
celles qui sont moins fournies en matière de transports collectif. Et pourtant
tous les contribuables franciliens vont payer ce projet « Grand Paris
».
Ainsi tous les propriétaires et locataires doivent mettre la main au
porte monnaie. En effet, que ce soit sur la taxe foncière ou la taxe
d’habitation 2011, est apparue une ligne en forte progression (+ 160 % à + de
200 %) dans la colonne taxe sociale d’équipement (TSE). Et en bas de page, en
tout petit, on vous explique que la taxe spéciale d’équipement comprend la TSE
« grand Paris » pour X Euros. Oui, dans la plus grand discrétion,
tous les franciliens sont ponctionnés pour financer ce « Grand
Paris » dont ils ont peu d’informations concrètes, mais qui pour beaucoup
n’apportera rien dans leur quotidien, ou pire pourra l’aggraver, avec une
amplification des inégalités territoriales concernant le logement, les
transports, la santé, l’éducation, les services publics etc…
Ainsi on note, que dans ce projet « Grand Paris » le transport des
marchandises est totalement absent et le nouveau projet d’infrastructure qu’est
le « Grand Paris Express » s’il reste en l’état ne le permet pas.
Mais là n’est pas leur objectif qui lui est de desservir (servir) des pôles
d’excellences au service du capital. Peu importe le reste de la région. Dans
leur logique capitalistique, l’industrie et l’emploi industriels, sont eux
aussi appelés à fortement diminuer alors que c’est bien sur une industrie
forte, renouvelée et rénovée que repose l’économie. Rappelons que
l’Ile-de-France demeure la première région industrielle française, et qu’elle
en a historiquement toujours puisé sa puissance.
C’est pourquoi nous combattons cette désindustrialisation de
l’Ile-de-France qui est très inquiétante. Les emplois et activités de services
et tertiaires ne suffisent pas à pérenniser un développement économique et
social durable.
Avec ce « Grand Paris » nous connaissons une situation nouvelle avec
un détournement du sens des transports qui n’est plus de répondre aux besoins
des usagers et des populations, de participer à l’aménagement du territoire et
au développement industriel, mais répondre uniquement au besoin du capital. Les
franciliens n’ont pas à payer cette logique. Leurs attentes, c’est une
amélioration immédiate de leurs conditions de transports, sachant qu’avec les
réorganisations, les délocalisations, le coût du logement, les temps de
transports ne cessent de s’allonger.
D’autres choix sont possibles et nécessaires passant aussi pour
d’autres financements. En commençant par mettre à contribution ceux qui
profitent (au sens de faire du profit) en territoire des équipements publics et
du transport (grande distribution, industrie du tourisme, zones logistiques …)
via une fiscalité qui alimente les fonds régionaux.
Il faut également généraliser le versement transports, impôts sur les
entreprises pour qu’elles participent aux financements des équipements
transports, réformer la fiscalité du transport professionnel avec prise en
compte des coûts externes aujourd’hui à charge de la collectivité (pollution,
nuisances, infrastructures, accidents…)
La CGT propose la création d’un pôle financier public ! La
maitrise publique du système de transport est nécessaire, elle est possible,
c’est un choix politique, le service public de transport à besoin d’être
renforcé !
Le 20 décembre 2011
Contact presse : Dominique Launay : 06.82.11.12.48
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