Non les projets pharaoniques ne vont pas améliorer le système de transports - 4
Par Cés le lundi 16 janvier 2012, 06:24 - Francine BAVAY - Lien permanent

Une remise à plat ou un moratoire sur certains projets pour arrêter les gaspillages de dizaines de milliards d'euros
La solution, c'est de remettre en cause ou reporter les grands projets de transport dont les travaux n'ont pas commencé et qui souvent n'ont pas fait l'objet de comparatifs avec des solutions alternatives comme le demande la loi. Rappelons que __l'article 14 de la loi n°82-1153__ indique :
Les grands projets d'infrastructures et les grands choix technologiques sont évalués sur la base de critères homogènes intégrant les impacts des effets externes des transports relatifs notamment à l'environnement, à la sécurité et à la santé et permettant de procéder à des comparaisons à l'intérieur d'un même mode de transport et entre différents modes ou combinaisons de modes. Ces évaluations sont rendues publiques avant l'adoption définitive des projets concernés.
Le projet de Grand Paris Express de plusieurs dizaines de milliards d'euros a été imposé par la loi avant même que ces études soient faites. On nous a amusé avec des tracés différents sans même étudier des modes de transport différents comme s'il fallait à tout prix construire un système lourd avec des tunnels très coûteux.
Les extensions de du réseau TGV de plusieurs dizaines de milliards d'euros sont également imposées sans les études préalables avec les alternatives (modernisation des voies et du matériel existant par exemple). On nous amuse encore une fois avec des variations de tracés. Aucune étude sur les dizaines de milliers d'usagers qui perdent des arrêts de lignes directes dans leur ville et qui sont obligés de prendre une navette ou leur voiture pour aller rejoindre la gare TGV la plus proche avec des tarifs à la fin plus chers pour tout le monde. La perte de temps et d'argent pour ces usagers vaut il le gain de quelques minutes à dizaines de minute dans le meilleur des cas d'autres usagers ?
Est ce pertinent également de construire une nouvelle autoroute concédée (par exemple l'A154 en parallèle de la RN154 entre Dreux et Chartres sur les terres agricoles parmi les plus fertiles de France) alors que l'on pourrait moderniser les infrastructures existantes ? La société est alors en charge de deux voiries distinctes et les coûts de fonctionnement qui vont avec alors qu'une voirie améliorée aurait suffis. Où sont les comparaisons demandées par la loi ? Le critère du financement privé qui se rembourse sur les péages peut il être le facteur de décision au détriment des autres facteurs ?
Quel sens cela a de vouloir aller toujours plus vite s'il faut détruire toujours plus d'espaces naturels ou agricoles ? Quel sens cela a de choisir les projets qui consomment le plus de ressources naturelles renchérissant le coût de ce ressources pour les autres besoins beaucoup plus vitaux comme la construction de logements ,
A qui profite le crime ?
A suivre...
Redonnons du sens à la politique.
Francine Bavay, Europe Ecologie les Verts,
Conseillère régionale d'Ile de France, candidate EELV sur la 12ème circonscription législative des Hauts de Seine Châtillon - Clamart - Fontenay Aux Roses - Le Plessis Robinson