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Alors que les élus écologistes de Châtillon, Clamart et Fontenay-aux-Roses dénoncent ce choix depuis cinq ans, une erreur technique majeure de l'UMP (MM. Pemezec et Schosteck) toujours approuvée par le PS (M. Kaltenbach et Mme Gouriet) ont persisté dans l'erreur. Les conseils généraux des Hauts-de-Seine, des Yvelines et de Seine-Saint-Denis, le STIF et la région Île-de-France ont la responsabilité partagée des projets T6, et aussi T5, qui ont déjà coûté des centaines de millions d'euros. Mais le tramway sur pneus qui va avec n'est plus près d'arriver.

Francine BAVAY a depuis longtemps lancé l'alerte sur l'impasse et les risques liés à au choix technologique du Translohr, tramway étroit sur pneu à rail de guidage central : auprès du département des Hauts-de-Seine en mai 2007 ; puis de la Cour des comptes en février 2008 et en mai 2009. Francine BAVAY avait également porté plainte auprès de la Commission européenne en 2008.

Personne ne pouvait ignorer ces risques. Et certainement pas ceux et celles qui ont accepté de jouer des millions d'argent public pour favoriser Lohr, une entreprise fortement liée à l'UMP dans les Hauts-de-Seine et au PS en Alsace et en Auvergne, et seule au monde à proposer une technologie qui s'est avérée défaillante partout où elle a déjà été installée.

Outre les mauvais choix technologiques, les défauts manifestes de ce projet (mauvais parcours, mauvaises interconnexions au reste du réseau) ont été évoqués par la RATP elle-même, qui avait subi en retour la menace par l'UMP du 92 d'une privatisation de cette ligne de transport.

Le projet T6 n'aurait jamais dû voir le jour tel quel, les écologistes avec Francine BAVAY étaient les seuls à le dénoncer et à faire d'autres propositions y compris techniques, comme un système de bus à haut niveau de service qui aurait déjà pu fonctionner depuis des années, pour beaucoup moins cher. Ils avaient raison. Les décisions d'infrastructure doivent être prises après de véritables débats publics, les groupes industriels ne doivent pas imposer leurs choix et les élus doivent être moins perméables à leur influence. L'histoire est d'ailleurs en train de se répéter sur le Grand Paris, arrêtons les frais tant qu'il est encore temps.

De plus, s'il y a avait eu une vision critique de la part de l'État lors de l'acceptation de ce prototype dans les années 90 et si le problème des défaillances répétées du système Translohr avait été posé plus tôt, une reconversion de l'entreprise et/ou des partenariats auraient sans doute été possibles.

Le 10 juin prochain, les électeurs et électrices ont le choix : un député qui défendra aveuglément les intérêts des lobbies industriels ou bien Francine BAVAY, une députée déterminée qui saura défendre l'intérêt des citoyens, des collectivités et des industriels eux-même.

Francine Bavay, le 4 juin 2012

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