Changeons le pire projet de transport en commun en Île-de-France

En signant cette pétition, vous demandez :

  • Que le transport en commun T6 soit prolongé jusqu'à Paris au lieu d'être terminus Châtillon.
  • Que le transport en commun T6 soit un bus en site propre à haute qualité de service (bus à grande capacité en site propre toutes les 2-3 minutes aux heures de pointes), et non pas le tramway sur pneus et à rail de guidage central prévu actuellement.
  • Que soit étudié sur la partie sud un trajet en surface jusqu'à la gare de Versailles-Chantier à la place du trajet en tunnel jusqu'à Viroflay.

Les raisons pour ces demandes sont développées sur le site http://chatillon.ecologiesolidaire..... Elles sont résumées ci-dessous.

Quelques faits :

  • La ligne T6 prévue actuellement est en deux parties : Viroflay-Vélizy (mise en service fin 2013) puis Vélizy-Châtillon (fin 2012).
  • La date de mise en service a été repoussée plusieurs fois ; la partie Viroflay-Vélizy ne verra peut-être jamais le jour, les problèmes d'ingénierie du terminus en souterrain à Viroflay n'étant à ce jour pas surmontés.
  • La ligne actuellement prévue pour le T6 ne va pas jusqu'à Paris.
  • En s'arrêtant au terminus de la ligne 13 du métro, le T6 va aggraver les problèmes de cette ligne, la plus saturée de la région.
  • Techniquement, le système de transport prévu actuellement n'a rien à voir avec le tramway des Maréchaux de Paris, bien que les "vues d'artiste" sur certaines brochures ou affiches publicitaires le suggèrent : c'est un tramway moins large, sur pneus, avec rail de guidage central : le "Translohr", de la société Lohr, spécialisée dans les remorques pour camions de transports de voitures.
  • Le Translohr a déjà été installé dans quelques villes. À chaque fois des problèmes techniques lors de la mise en service, avec des déraillements comme à Padoue en Italie ou à Clermont-Ferrand en France, et ensuite une explosion des coûts de maintenance comme à Clermont-Ferrand où l'exploitant et la ville sont en difficulté. Partout, une farouche opposition des citoyens.
  • Pour le T6, la technologie Translohr a été imposée à la RATP par les élus des Hauts-de-Seine. La RATP n'en voulait pas.
  • Le Translohr prévu pour la ligne T6 sera un prototype, le plus long jamais construit.
  • Le choix de la technologie n'a jamais été soumis à enquête publique, ce qui est illégal. Une plainte a été déposée auprès de la Commission européenne.

Pourquoi le projet T6 doit-il absolument être modifié ?

  • Tel qu'il est prévu, avec son trajet incomplet, le projet T6 ne rendra pas service aux usagers et ne sera pas efficace en tant qu'alternative à la voiture.
  • Tel qu'il est prévu, avec sa nouvelle technologie de tramway sur pneu à rail de guidage central, la ligne T6 servirait de banc d'essai à Lohr, payé par la collectivité pour sa mise au point.
  • Les rames plus longues que prévues au début du projet poseront des problèmes aux croisements avec des rues car le temps que deux rames se croisent bloquera chaque carrefour : ce problème connu impose une limite théorique à la longueur des rames, qui sera ici dépassée.
  • Le coût initial du projet qui dérape et le passage aux rames allongées va doubler le coût du matériel pour la RATP, ce qui entraînera une augmentation du prix du ticket de transport.
  • Les coûts et délais dérapent, et le scénario des quelques Translohr déjà installés se répétera : ce sera également le cas pour les coûts de maintenance et les délais de mise au point.
  • Un budget beaucoup moindre pourrait être utilisé pour un système moins cher et plus fiable, plus souple également : un bus en site propre à haute qualité de service.
  • Le reste du budget pourrait servir à d'autres projets : l'époque ne devrait pas être au gaspillage d'argent public.

Quelle solution de remplacement ?

  • Une solution de remplacement aurait pu être mise en place il y a cinq ans. Que de temps perdu !
  • Un site propre existe déjà pour des bus de Châtillon à Paris (sur la D906).
  • Les bus à haute qualité de service ont fait leurs preuves en France et partout dans le monde.
  • Une ligne de bus est une solution qui peut être adaptée dans le temps, détournée de son trajet, remplacée éventuellement par un tramway sur fer, et pour être ensuite réutilisée ailleurs.
  • C'est le seul moyen d'avoir une ligne qui mène jusqu'à Paris.
  • C'est le seul moyen d'avoir une ligne qui aille au-delà de Vélizy.
  • La capacité de transport peut approcher de très près ce qui est envisagé aujourd'hui, en adaptant la longueur des bus et leur fréquence.
  • La voirie de bus peut accueillir d'autres usagers (véhicules de secours, taxis, bus d'autres opérateurs comme le SQYbus d'Elancourt) ce que ne permet pas le projet actuel.
  • Un bus en site propre à haute qualité de service est donc la solution raisonnable.

Pourquoi les élus ne bougent-ils pas ?

  • La phrase la plus courante dans la bouche des élus est : "nous savons que c'est un mauvais projet, mais nous ne pouvons plus reculer."
  • Variante : "nous ne pouvons nous opposer à un projet de transport en commun."

Qui détient le pouvoir ? Les élus pas, apparemment. Alors, qui ? Les industriels qui imposent leur choix sans que ceux-ci ne soient jamais soumis à la population ni examinés par les élus qui pourtant votent les budgets.

Pourtant, un projet de transport en commun est un projet industriel comme un autre qui doit être décidé et contrôlé démocratiquement. Les options doivent être examinées, soumises à enquête publique, et les décisions prises de manière transparente. Nous ne sommes pas des enfants incapables de comprendre les choix qui nous concernent directement.

Il n'est pas trop tard. Tous les travaux déjà menés sont compatibles avec un projet alternatif de bus à haute qualité de service.

(Pétition lancée le 15 mai 2009 par Châtillon écologie solidaire.)

Pour signer la pétition : http://petition.ecologiesolidaire.f...