Pendant que de grandes puissances comme l’Allemagne, les Etats Unis ou le Japon sont en train d’orienter massivement leur tissu industriel sur une myriade de sociétés qui développent les énergies nouvelles et le stockage de l’énergie, nous nous accrochons à une énergie centralisatrice idéologique, passéiste et mortelle défendue par quelques gros groupes industriels français : le nucléaire.

La France, est donc en train de continuer à faire de mauvais choix industriels et va mener à la ruine de grands fleurons industriels qui pourraient aujourd’hui investir massivement dans les mêmes directions que nos grands partenaires

Nous nous privons également de milliards d’euros de dépenses de recherche mal orientées qui mettront la France à la traîne des pays et industries étrangères.

Ce système énergétique centralisé n’est pas exportable dans la plupart des pays qui n’ont pas la technique pour exploiter correctement cette énergie ou pour ensuite acheminer le courant produit jusqu'au consommateur. Des problèmes majeurs de prolifération peuvent également se poser qui nous interdisent de le commercialiser.

Beaucoup de pays ont besoin de systèmes de productions décentralisés et les énergies renouvelables sont tout à fait adaptées pour cela.

La France est donc aujourd’hui en train de faire un choix qui la privera d'un potentiel d’exportation dans de nombreux pays.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance d’un avenir industriel pour la France.

2 - Le nucléaire une énergie de plus en plus coûteuse. Des énergies nouvelles de moins en moins chères

Le coût du nucléaire est amené à augmenter fortement dans les prochaines années pour renforcer la sécurité des réacteurs et faire face à la sous-estimation du coût réel de cette énergie.

Après deux prototypes, l’un en Finlande et l’autre à Flamanville, les coûts d’investissement du nucléaire de troisième génération, l’EPR, ont doublé par rapport à leur coût d’origine et encore c’était avant les enseignements de Fukushima. Aujourd'hui estimés à plus de 6 milliards d'euros, quel sera leur coût final, le triple de l’évaluation initiale, soit 10 milliards d’euros par réacteur ?

Si aujourd’hui Areva est en situation financière difficile ce n’est pas à cause du projet de sortie du nucléaire d’EELV mais, en partie, à cause d’une sous évaluation majeure du coût réel de l’opération EPR. Fallait il à tout prix vendre à perte pour vendre du nucléaire à l’étranger en Finlande ? Faut il risquer la viabilité d’une entreprise pour vendre à tout prix du nucléaire ? Le gouvernement français est largement responsable de cet aveuglement, lui qui veut à n’importe quel prix imposer le nucléaire français.

Ils sont tombés sur un os, un maître d’ouvrage finlandais très exigeant. Sur une opération de cette envergure et au regard de la dangerosité de cette énergie, il n’y a pas à critiquer cette exigence.

Le coût du démantèlement des réacteurs nucléaires français n’est pas connu mais il est clair qu’il est aujourd’hui largement sous-estimé. Lorsque l’on voit que le démantèlement d’une pile comme Zoé, au centre nucléaire de Fontenay aux Roses est chiffré au minimum à 1 milliards d'euros, on peut imaginer que le coût de démantèlement d’une centrale se chiffre à un coût identique à sa construction.

Les coûts d’extraction de l’uranium et de stockage des déchets sont également largement sous-évalués.

Pour faire face à ces nouvelles dépenses, il faudra augmenter fortement le coût de l’électricité nucléaire.

Pendant ce temps, le coût de production des énergies nouvelles baissera fortement notamment celui du solaire. C’est déjà la réalité. On peut envisager à l’horizon d’une dizaine d’année que le prix du solaire et de l’éolien seront inférieurs à celui du nucléaire sans subvention.

Que se passera t’il alors ? Plus personne dans le monde ne construira de centrales et tous les producteurs d’énergie s’orienteront vers des énergies renouvelables plus avantageuses économiquement et plus sûres. Nos producteurs eux mêmes demanderont l’arrêt du nucléaire pour rester compétitif. Nos fleurons industriels du nucléaire entreront alors dans une crise majeure et ce sera la faute des gouvernements qui dans les années qui viennent n’auront pas su anticiper l’avenir.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de faire les bons choix économiques pour la France.

3 - Le nucléaire, une énergie qui met la France sous dépendance étrangère

Nous ne produisons plus d’uranium en France. L’énergie nucléaire est une énergie 100% importée.

La France est donc à la merci d’une crise majeure dans les pays de production qui pourrait entraîner une rupture d’approvisionnement de nos centrales.

75% de notre électricité et d’origine nucléaire et pour consommer cette énergie les gouvernements successifs de gauche et de droite ont imposé depuis 40 ans une aberration économique et technologique : le chauffage électrique. Notre système énergétique est ainsi rendu fragile en période de grand froid où nous sommes obligés d’importer de grandes quantités d’énergie fossile très coûteuse produites par nos voisins étrangers. Le réseau est sous tension et cela est dû à ce choix absurde mais également coûteux du tout-électrique notamment pour les populations à faibles revenus logés dans des logements sociaux mal isolés. L'énergie nucléaire n’est pas capable de faire face aux heures de pointes.

En cas de sécheresse prolongée accompagnée de canicule, nous devrons fermer un certain nombre de centrales, ne disposant plus de suffisamment d’eau pour le refroidissement. Nous serons alors obligé de recourir à une énergie importée dans la mesure ou en parallèle les gouvernements successifs sont en train de répéter l’erreur du chauffage électrique des années 80 en laissant s’installer des systèmes de climatisation qui consommeront toujours plus d’énergie et qui vont provoquer des pointes estivales au lieu de demander à ce que l’on conçoive des bâtiments bioclimatiques notamment professionnels.

Deux scénarios laissent planer un nuage noir sur l’avenir de cette filière :

  • La découverte d’un défaut majeur sur les centrales nucléaires, d’autant plus plausible que le gouvernement actuel engage l’allongement de leur durée de vie. Imaginons que l’on découvre que les cuves ou les systèmes d’assemblage du combustible sont fragilisés par 40 ans d’irradiation et que nous prenons le risque d’un incident majeur à tout moment. Nous serons dans l’obligation de stopper tous les réacteurs,
  • Un accident nucléaire comme à Fukushima au Japon qui nous oblige à fermer tout ou partie des centrales.

Dans le meilleur des cas, nous serons amenés à recourir massivement à des importations d’énergie des pays voisins, dans le pire des cas, comme au Japon, il faudra demander à la population de réduire brutalement sa consommation.

Le tout nucléaire prôné par l’UMP met donc la France dans une situation de fragilité énergétique.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de fiabiliser notre système énergétique et rendre la France plus autonome énergétiquement.

4 - L’extraction de l’uranium, un scandale historique et actuel sanitaire et environnemental

Les conditions d’exploitation de l’uranium au Niger ne sont pas dignes d’une nation comme la France. Les risques que l’on fait courir à ces travailleurs, leur famille et les populations riveraines est inadmissibles.

La France prend une lourde responsabilité dans ce qui se passe aujourd’hui. Pourquoi le scandale international de l’amiante ne nous sert il pas de leçons pour le nucléaire ? Les populations concernées demanderont un jour ou l’autre des comptes à la France. Qui paiera pour ces territoires et populations irradiées ?

Peut on accepter que des sociétés françaises fassent aujourd’hui des bénéfices sur le dos des générations futures et notamment nos enfants qui devront rembourser leurs dégâts sanitaires et environnementaux ?

Rien qu’en France, on retrouve de la radioactives dans nos villes et villages produits par des déchets de mine valorisés n’importe comment alors qu’ils auraient dû être stockés dans des décharges spécialisées et sécurisées.

On ne peut faire confiance à des sociétés privées qui cultivent l’omerta et dont le premier but est de faire de l’argent.

Les enfants et petits enfants des nigériens demanderont dans l’avenir des comptes à la France et cela nous coûtera des dizaines de milliards d’euros.

Pour limiter la casse, nous devons arrêter le plus rapidement possible l’extraction de l’uranium et commencer dès maintenant l’arrêt du nucléaire pour ne plus avoir aucun réacteur en service dans 20 ans. Nous devons demander dès aujourd’hui aux société d’extraction de l’uranium de renforcer drastiquement la sécurité de l’exploitation et limiter au maximum son impact environnemental.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de réduire les conséquences environnementales et sanitaire et donc financières de l’extraction de l’uranium.

5 - Les nouveaux réacteurs EPR, une impasse technologique et financière imposée en toute opacité

Le gouvernement actuel et les gouvernement précédents ont lancé la France dans la folie de la poursuite du nucléaire.

Une nouvelle technologie de réacteurs toujours plus puissante a été proposée : l’EPR.

Le coût de cette folie, aujourd’hui 6 milliards d’euros demain peut être 10 milliards l’unité à l’issue des enseignements de Fukushima.

Le choix de construire un EPR à Flamanville a été imposé par Sarkozy, par une loi, sous la pression du lobby nucléaire, hors de tout débat démocratique avec les Français. Le débat public qui s’en est suivi était biaisé dès le départ puisqu’il ne s’agissait plus de justifier ce choix mais de l’imposer.

Il n’y a jamais eu aucune étude comparative avec d’autres options qui auraient pu nous éclairer sur la pertinence de ce choix. Des scénarios alternatifs étaient pourtant possibles. Une association comme Negawatt le démontre aujourd’hui.

Le vote de la loi ainsi que le simulacre de débat public a été fait sur un coût de réacteur à 3 milliards d’euros sans aucune hypothèse de dérive. La partie économique est donc maintenant fausse. Les coûts et les délais ont explosé.

Quelle « énergie » dépensée alors que les choix sont faits d’avance et qu’il a toujours été hors de question pour le gouvernement actuel que le débat public serve à autre chose que de faire un simulacre de concertation. On commence à en avoir l’habitude avec ce gouvernement. Les grands choix de société comme le Grand Paris Express, la réforme des retraites, l’avenir de l’école ne sont que simulacres de concertation pour mieux imposer une idéologie qui sera payée par les plus faibles et les classes moyennes.

Finalement l’EPR restera toujours un prototype. Dérapages financiers et de délai seront incessants même si l’on décide d’en construire de nouveaux.

Des défauts majeurs de conception et de construction ont été constatés en Finlande et à Flamanville .

Nous ne savons rien de ce qui se passe en Chine ou un journal comme le Figaro glorifie le respect des délais et du coût grâce à une autorité de sûreté nucléaire moins tatillonne. N’est ce pas en Chine, qu’il y a eu un énorme scandale sur les chantiers de TGV suite à un accident de TGV provoquant plusieurs dizaines de morts ? On y a découvert que l’infrastructure avait été mal construite. Cette avancée à marche forcée a donc un impact sur la qualité des réalisations. Visiblement pas sur l’EPR chinois.

Finalement l’EPR se porte bien et respecte ses coûts et ses délais dans un état non démocratique comme la Chine. Cherchez l’erreur.

A l’heure de la mise en réseau pourquoi faut il que la France s’accroche à des systèmes de plus en plus puissants qui sont finalement difficilement exportables ?

L’EPR ne sera finalement que la reproduction d’un système coûteux et dangereux décidé par une petite élite. 40 ans après, la France est train de reproduire, avec l’EPR, le choix énergétique des années 70. Quelle innovation !

Le problème majeur c’est qu’en cas d’accident de ce système en France et à l’étranger on peut se demander si ce ne sont pas les Français qui paieront au final ?

Sarkozy est le candidat de l’élite nucléocrate, éloigné du peuple et de ses besoins futurs.

Il fait courir un risque de devoir faire payer les générations futures françaises des centaines de milliards d’euros d’indemnités en cas d’accident nucléaire majeur en ayant détruit au passage des outils industriels français.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de faire le meilleur choix technologique et économique pour la France.

6 - Le nucléaire, une énergie dont on ne maîtrise pas la gestion des déchets de combustible

Que faire du combustible usager de l’industrie nucléaire ? Voici une question majeure que l’on aurait dû se poser avant de lancer la filière. Il n’y a toujours pas de réponse pérenne si ce n’est un entreposage à proximité dans des piscines créant un nouveau risque en cas de rupture et manque d’alimentation en eau comme on a pu le voir à Fukushima.

L’entreposage en sous-sol est une impasse technologique lorsque l’on voit les incidents majeurs qui se sont produits avec des déchets en Allemagne et à Stocamine en France. Personne ne pourra apporter une garantie que dans 100 ou 1000 ans il n’y aura aucune fuite.

L’entreposage en surface est la meilleure option aujourd’hui dans des conditions d’ultra sécurité ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

Le retraitement du combustible ne fait qu’aggraver la dangerosité du combustible dans la mesure où est crée du Mox c’est à dire un combustible contenant du plutonium, une des sources radioactives les plus toxiques actuellement, source également de prolifération.

Si Fukushima contient du plutonium c’est en partie à cause de la France et de la présence de Mox dans cette centrale.

Non seulement on accroît la dangerosité des réacteurs mais, en plus, on se retrouve avec un produit beaucoup plus dangereux que le combustible initial qui est beaucoup plus difficile à stocker.

La filière nucléaire nécessite aujourd’hui la circulation par bateaux et par train de combustibles hautement toxiques.

Nous ne savons donc que faire de nos déchets nucléaires. C’est une des raisons qui doit nous pousser à en produire de moins en moins et donc arrêter cette filière énergétique.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de gérer au mieux le combustible irradié existant.

7 - Le nucléaire, une énergie dont on ne maîtrise pas le démantèlement

Au delà de l’impossibilité aujourd’hui d’avoir une filière fiable et pérenne de gestion des combustibles irradiés, le démantèlement des centrales nucléaire est loin d’être maîtrisé ainsi que le devenir des produits issus de ce démantèlement.

Un simple réacteur comme Brennelis en Bretagne ou une pile comme Zoé à Fontenay-aux-Roses nous démontre que rien n’a été correctement estimé dans cette filière de démantèlement.

Le coût global et les délais de démantèlement de la filière nucléaire sont largement sous estimés. On ne sait aujourd’hui que faire des déchets.

Par le choix de la filière nucléaire on fait prendre un risque démesuré aux salariés de ce secteur.

Qui va accepter demain un site d’entreposage à proximité de son habitation ?

Peut être que la meilleures solution pour l’avenir est bien l’entreposage sur place et de transformer chaque centrale en site d’entreposage de déchets ultrasécurisés ?

Peut être que la meilleure solution est de laisser le réacteur en l’état vidé de son combustible pour éviter d’avoir du personnel prendre le risque de rentrer en contact avec de la matière radioactive ?

Peut être ne faut il intervenir dans la déconstruction que lorsqu’il y a un risque majeur sur la structure, ce qui veut dire un suivi parfait de ces réacteurs pendant des centaines d’années ?

Peut être faut il préparer la déconstruction et le stockage sur place des parties ne présentant plus de risque de radioactivité. Chaque site devra certainement devenir un laboratoire de démantèlement de manière à éviter la circulation de produits radioactifs ?

Pour éviter d’avoir à faire face dans l’avenir à de nouveaux sites à démanteler, il faut dès aujourd’hui arrêter la construction de nouveaux réacteurs. C’est une question de préservation des générations futures.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de pouvoir gérer au mieux le démantèlement de nos centrales actuelles.

8 - Le leurre européen et français de la fusion nucléaire

A l’échelle européenne, la Commission européenne est en train de répéter les mêmes erreurs que la France avec le même aveuglement de la droite et du parti socialiste en soutenant massivement un projet de réacteur de fusion nucléaire dont le coût a déjà plus que doublé et le délai dérapé sans même avoir posé le moindre coût de pioche : le projet ITER. Le projet a été lancé en 2007 pour un coût initial de l’ordre de 6 milliards d’euros d’investissement pour sa construction. Le budget actuel en est à 15 milliards. Le délai initial était une mise en service en 2016. Il est annoncé au plus tôt en 2020.

On ne maîtrise même pas aujourd’hui les matériaux nécessaires au confinement de la zone de fusion. On ne maîtrise même pas les conséquences de cette fusion qui peut présenter des risques très importants, notamment d’explosion du réacteur et de projection des matières de fusion radioactives dans l’atmosphère. Ce réacteur est implanté sur une zone sismique. A l’heure de l’analyse des conséquences de Fukushima, c’est vraiment du grand n’importe quoi.

A l’horizon de l’émergence du réacteur, si jamais on arrive un jour à produire plus d’énergie qu’il n’en consomme, l’ensemble des autres énergies renouvelables aura atteint un niveau de compétitivité. Cette énergie n’aura plus aucun intérêt économique.

En attendant on aura dépensé des dizaines de milliards d’euros en pure perte et cela au détriment des autres politiques européennes.

En pleine crise financière, le lobby nucléaire continue à aveugler nos gouvernants en les obligeants à dépenser des dizaines de milliards d’euros dans une énergie sans avenir et en les obligeant à couper dans d’autres politiques publiques beaucoup plus nécessaires à la vie de tous les jours des européens.

Les budgets européens sur des recherches d’avenir notamment les énergies renouvelables sont menacés à cause de la bêtise de certains gouvernants qui perdent toute notion de l’intérêt général devant les milliards qu’on leur fait miroiter et devant la complexité d’un engagement international qui fait que plus personne n’ose prendre la décision d’arrêter.

Quand on voit la dérive du coût qui oblige justement la Commission à puiser sur d’autres fonds européens notamment certains de recherches sur d’autres domaines, on voit les conséquences que peuvent avoir les choix de projets mal estimés de plusieurs milliards d’euros à la stupidité pour des Etats et la Commission de continuer à soutenir des projets pharaoniques dont on ne maîtrise pas le coût final et dont on a déjà tous les ingrédients de l’échec et du scandale technico-économique qui s’en suivra.

Aucune étude d’impact sur le dérapage futur inéluctable de ce projet n’a été effectuée. On préfère mettre tout le monde sur le fait accompli sans mettre sur la table dès aujourd’hui les questions qui fâchent et notamment comment on financera un projet qui peut être coûtera 40 milliards d’euros au final sans aucune garantie de produire la moindre énergie.

Sur un tel projet, un débat public européen est nécessaire pour remettre sur la table l’ensemble des éléments techniques, économiques, sanitaires et environnementaux.

Nos gouvernants actuels et la Commission Barroso prennent une très lourde responsabilité en continuant à jouer l’autruche sur ce projet.

Nous avons aujourd’hui des technologies d’énergie renouvelables qui permettent à chaque citoyen de devenir producteurs d’énergie et qui sont au seuil de la rentabilité économique et qui vont remettre en cause l’intérêt d’avoir des systèmes centralisés.

L’unique but de nos gouvernants et de la Commission devrait être de pousser la recherche dans cette direction pour accélérer la transition énergétique.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance d’arrêter les gaspillages financiers et l’orientation de la recherche européenne dans des impasses technologiques dispendieuses.

9 – Le nucléaire une source de prolifération de matière radioactive

Comment a t’on pu concevoir une industrie génératrices de déchets aussi toxiques.

Admettons que dans un pays comme la France on maîtrise à terme le stockage de ces déchets en toute sécurité. Qui nous fera croire que dans des pays instables comme le Pakistan ou l’Iran, il en sera de même. N’a t’on pas déjà pris un risque majeur avec ces produits issus notamment du nucléaire militaire de l’ex union soviétique ?

Le trafic de matières radioactive repose sur la responsabilité de ceux qui ont lancé l’industrie nucléaire civile et militaire.

Nous pourrions donc avoir à tout moment des milliers de personnes contaminées sans le savoir parce qu’en contact avec un matériaux renfermant ces matières de manière accidentelle ou volontaire.

Maintenant que de nombreux citoyens se sont équipés en compteurs geiger au Japon, d’anciennes sources radioactives ont été retrouvées dans des habitations.

L’industrie nucléaire a donné la possibilité à des terroristes de faire exploser des bombes sales contaminant une partie de notre territoire.

Combien cela coûte t’il à nos pays d’organiser la surveillance de toutes ces sources radioactives pour éviter justement ce risque majeurs ?

Nous devons mettre en place cette surveillance sur les produits d’importation, sur les produits de construction, sur les produits d’alimentation, en toute transparence au risque pour le lobby du nucléaire, de découvrir comme au Japon qu’il existe des contaminations historiques qui n’ont pas été maîtrisées.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance d’éviter demain une multiplication des sources de contamination radioactives qu’il faut déjà gérer aujourd’hui.

10 - Un accident nucléaire majeur est possible en France. Il pourrait coûter des centaines de milliards d’euros

Comment un gouvernement responsable peut il continuer à soutenir une énergie qui pourrait irradier des centaines de km2 du territoire national. C’est de l’idéologie pure qui mène la France droit dans le mur alors que d’autres options sont aujourd’hui possibles.

Le risque zéro n’existe pas et c’est justement parce qu’il n’existe pas et que la contamination radioactive est insidieuse et peut contaminer pendant des centaines voire des milliers d’années des centaines de km2 rendus inhabitables que nous ne pouvons prendre le risque de continuer avec cette énergie.

Toutes les hypothèses n’ont pas été étudiées qui peuvent provoquer un accident majeur difficilement maîtrisable d’origine naturelle ou humaine :

  • une inondation majeure accompagnée d’un tremblement de terre entraînant la rupture de digues,
  • une sécheresse prolongée liée au réchauffement climatique entraînant une pénurie d’eau, accompagnée d’un tremblement de terre,
  • un pétage de plomb d’un salarié du nucléaire,
  • la prise en otage d’une centrale par un groupe terroriste,
  • la chute d’un avion, d’une météorite sur une centrale,

Quels risques ont pris nos gouvernants en construisant une centrale nucléaire à l’amont de Paris. Si un accident nucléaire majeur se produit sur une centrale comme celle de Nogent-sur-Seine, cela pourrait entraîner l’évacuation d’un poumon économique comme l’Ile-de-France et coûter à la France des milliers de milliards d’euros en perte de territoire mais également économiques.

Les montants sont tellement inimaginables que l'on se demande comment l'on a pu accepter de développer un système énergétique qui peut, avec une catastrophe, faire retourner la France au rang de nain économique.

Le risque n’a pas de prix et un certain nombre de centrales doivent être fermées rapidement. Pour les autres, la sécurité doit être renforcée le plus rapidement possible en attendant leur fermeture définitive.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de limiter le risque d’un accident nucléaire majeur.

11 - Le nucléaire : un risque non assurable

Lorsque l’on voit que le système assurentiel mis en place en France ne couvre qu’un préjudice de quelques centaines de millions d’euros et qu’en cas d ‘accident majeur ce serait aux Français de payer, on peut se poser la question de la légèreté avec lequel les gouvernements français successifs ont traité la question du risque nucléaire et de son indemnisation.

Si dès aujourd’hui on demandait à EDF d’assurer son parc contre le risque d’accident, il y aurait de grandes chances qu’aucune assurance ne veuille prendre le risque ou à un coût tel que le coût de fonctionnement du système s’en trouverait très fortement augmenté faisant perdre à cette énergie l’intérêt économique actuel.

La facilité avec laquelle on explique que le nucléaire est l’énergie la moins chère en ne tenant pas compte des coûts cachés tels que celui-là est à mettre au compte de cette omerta autour de cette question, omerta maintenu par un lobby nucléaire dont le plus grand défendeur est l’UMP.

Afin de limiter le risque lié au nucléaire, un renforcement immédiat de la sécurité des réacteurs doit être mis en œuvre ainsi qu’un financement sur l’électricité vendue versé à l’Etat par rapport au risque que fait courir cette industrie.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de limiter le coût qu’auront à payer les générations futures.

12 - Le nucléaire, un problème de santé majeur pour des travailleurs toujours plus précarisés

Intervenir dans des centrales nucléaires fait prendre le risque de contamination radioactive des salariés. EDF a donc trouvé la solution pour éviter d’avoir des salariés avec des doses dépassant le maximum admissible faire intervenir de la sous-traitance.

Les salariés de cette sous-traitance sont bien sûr mieux payés que d’autres salariés mais ils effectuent des tâches dangereuses potentiellement mortelles et lorsqu’ils dépassent la dose admissible ils ne peuvent plus travailler dans ce secteur. On fait ainsi prendre le risque pour ces salariés de tricher sur leur exposition pour pouvoir travailler plus longtemps.

Le suivi de l’ensemble des personnes sous-traitants étant intervenus dans le nucléaire est beaucoup plus aléatoire que celui des salariés d'EDF surtout s'ils interviennent ponctuellement dans ce secteur.

Nous avons donc une énergie qui ne fonctionne dans son exploitation que parce que l’on a un renouvellement permanent de salariés surexposés à la radioactivité.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de limiter le nombre de personnes surexposées à la radioactivité.

13 - La fin du nucléaire, une source d’emplois durable… dans le nucléaire

EELV est le seul parti qui garantit des emplois pérennes dans la filière nucléaire pendant au moins deux générations sans rupture brutale dans la mesure où son objectif est clair : préparer dès maintenant la sortie du nucléaire.

En effet, programmer dès maintenant l’arrêt des centrales nucléaires ainsi que le stockage de manière sûre de matières radioactives va permettre à la France de rester à la pointe de le technicité sur l’après-nucléaire. Ce savoir-faire pourra être exporté à l’étranger. La mise en sécurité de réacteurs à l’arrêt et la déconstruction d’une partie des centrales va nécessiter des milliers d’emploi et s’étalera au moins jusqu’en 2050. De même assurer un stockage sécurisé des matières les plus dangereuses s’étalera sur une période très longue.

La formation de haut niveau de nos jeunes doit pouvoir leur donner une perspective d’emploi sur les 40 prochaines années. Quel intérêt y a t’il à former des jeunes sur une dimension de l’énergie nucléaire qui n’a aucun avenir : la construction de nouveaux réacteurs. Il est beaucoup plus pertinent aujourd’hui de les former pour gérer durablement la fin de vie du nucléaire.

En engageant dès maintenant la fin du nucléaire on peut donc programmer sur le long terme les perspectives d’emplois en matière d’énergie nucléaire sans rupture brutale. Cela ne sera pas le cas si les gouvernements qui suivent jouent l’autruche en continuant à miser sur une énergie non compétitive. Tous les milliards d’euros qui seront investis sur l'énergie nucléaire ne le seront pas sur les énergies renouvelables et ce seront nos partenaires économiques qui créerons les emplois dans le domaine de l'énergie. Lorsqu'après plusieurs années le constat sera l’échec de cette politique, quel argent restera t’il pour entamer la conversion de cette industrie ? Quel retard aurons nous accumulé par rapport à nos partenaires étrangers. Une partie de l’industrie nucléaire doit être reconvertie dès maintenant dans la conception de systèmes énergétiques plus durables et les moyens financiers doivent être attribués dès aujourd’hui pour cela.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de garantir des emplois durables sans rupture dans l’industrie nucléaire mais aussi dans les énergies nouvelles.

14 - Faire payer le nucléaire d’aujourd’hui pour éviter tout incident demain

A travers les multiples exemples abordés précédemment de la sous-estimation du coût du nucléaire sur les coût d’exploitation actuels, sur les coûts de construction des nouvelles centrales, sur les coûts d’extraction du combustible, sur les coût de stockage du combustible usagé, sur les coûts d’assurance en cas d’accident, sur les coûts de déconstruction, on se rend compte que le prix de l’électricité nucléaire est largement sous estimé.Si on n’y prend garde ce seront nos enfants qui seront obligés de payer.

Afin de prendre en compte l’ensemble de ces coûts, il sera nécessaire d’aligner rapidement le coût de cette énergie sur un coût plus réel qui resterait inférieur au coût de l’électricité en Allemagne. Il est également nécessaire de mettre en oeuvre une contribution de solidarité sur le coût de cette énergie pour permettre le versement d'une compensation aux familles à faibles revenus et aux classes moyennes, à qui l’on a imposé le chauffage électrique. Cette compensation financière serait destinée à compenser ce surcoût et leur permettre de diminuer leur consommation électrique.

Une contribution de dangerosité permettrait d’investir massivement pour préparer la sortie du nucléaire et la sécurisation du parc.

Organiser la transition énergétique dès aujourd’hui et programmer la fin du nucléaire c’est l’assurance de ne pas faire porter à nos enfants la sous-estimation du coût de cette industrie.

15 - Europe Ecologie Les Verts, le seul parti qui a les pieds sur terre au niveau de l’avenir énergétique de la France et de l’Europe et la préservation des emplois industriels

Préparer la transition énergétique dès maintenant en engageant la fin du nucléaire, c’est assurer notre indépendance énergétique, c’est créer des centaines de milliers d’emplois. Commencer la reconversion de notre énergie nucléaire dès aujourd’hui avec un plan de fermeture de centrales sur 20 ans c’est assurer aux travailleurs de cette filière une transition en douceur sans perte d’emplois en assurant sur une génération au moins des activités dans la déconstruction des installations et le stockage des déchets. L’avenir de la filière nucléaire au niveau mondial passe par une expertise française forte en matière de déconstruction et de la gestion des déchets.

Engager cette transition c’est également limiter le risque d’une catastrophe nucléaire qui coûtera des centaines de milliards d’euros à notre économie et risquerait de geler des centaines de km2 de territoires européens.

Les écologistes, en préparant l’avenir par les économies et le stockage d’énergie, par le développement massif des énergies renouvelables et un haut niveau d’expertise dans la déconstruction des centrales nucléaires et le stockage de déchets sont les meilleurs garants du maintien de l’emploi industriel de demain.

Pour l’avenir de nos enfants et petits enfants, nous devons nous passer du nucléaire le plus rapidement possible.

Francine Bavay, Europe Ecologie les Verts,

Conseillère régionale d'Ile de France, candidate EELV aux élections législatives sur la 12ème circonscription législative des Hauts de Seine Châtillon - Clamart - Fontenay Aux Roses - Le Plessis Robinson

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