Martine Gouriet (PS) MG: j'en profite Monsieur le Maire pour vous dire que je vous ai écrit à nouveau sur le sujet du problème avec les fameuses antennes d'à coté et j'attends votre réponse la dessus.

Jean-Pierre Schosteck (UMP-Maire) JPS: ba oui mais ma réponse est toujours la même le principe de précaution existe et le conseil d'état à trois reprises a retiré le contrôle de ces affaires aux communes donc il faut s'adresser au préfet ou au ministre.

MG: Je ne sais pas si vous êtes intervenu auprès du préfet à ce sujet, parce qu'en fait effectivement vous avez raison pour la partie concertation avec le préfet et concertation avec les opérateurs sur ce sujet. Ce point est que ce sujet traine depuis longtemps maintenant.

JPS: Nous vivons dans un état de droit et voilà.

MG: oui mais si il avait une concertation que vous pourriez demander au niveau du préfet.

JPS: Pourquoi le préfet ne le demande pas ? On me retire le pouvoir de m'occuper de cette affaire, fort bien, fort bien comme c'est un sac d'ennuis absolument invraisemblable parce que on est dans une querelle d'expert entre les gens qui s'entre tuent, les experts, pour gagner leur croute, parce que en fait c'est un problème de bifteck, un vulgaire problème de bifteck pour eux, pas pour les intéressés pas pour le citoyen. Donc il se déchire, ils sont incapables , incapables de dire une vérité scientifique. Il n'y en a pas à l'heure actuelle de disponible, alors bon on veut pas qu'on s'en mêle très bien, que le préfet et l'état qui inventent ces systèmes fassent son boulot.

MG: d'accord mais les.. (interrompu)

JPS: mais parce que vous savez oui oui je suis le premier, je sais très bien.

MG: le fait est la si le préfet et le maire se renvoi la balle.

JPS: oui

MG: ceux qui en pâtissent ce sont les citoyens

JPS: non non

MG: et donc écoutez la.

JPS: on sait très bien, laissez moi finir, on sait très bien qu'il n'y a pas de certitudes scientifiques, et que vraisemblablement, vraisemblablement, une intuition, le danger n'existe pratiquement pas, on ne peut jamais dire qu'il n'y en a pas absolument mais pratiquement il n'existe pas. Comme vous dites très bien c'est le premier magistrat c'est a dire que on est tout content de saisir celui la parce que celui la on l'a sous la main. Alors le pauvre maire, je ne parle pas seulement de moi, je parle de tous mes collègues, le pauvre maire il est à disposition de tout le monde il peut en prendre plein le tête, c'est facile on le voit, on le rencontre dans la rue, on le saisit, c'est très commode le préfet est à l'abri, le ministre encore plus et surtout le technicien, les technocrate des ministères qui inventent des trucs. Alors mais c'est vrai j'ai regardé avec une surprise presque amusée les décisions du conseil d'état. Vous voulez pas que l'on s'en occupe, on s'en occupe pas faites le! Voila, c'est lamentable , c'est lamentable. J'ai pas envie de m'en occuper dans c'est conditions la. Parce que c'est trop facile, trop facile. Honnête je vais au marché, il y a la dame qui est venu autrefois d'ailleurs, elle est contente elle, elle me connait, elle me connait alors c'est facile, elle a le doigt comme ça, alors qu'est ce que vous faites, alors vous faites pas, ba non on fait pas vous voulez pas qu'on fasse, on vit dans un état de droit, le conseil d'état à trois reprises, trois reprises, nous a retirer ça.

Jérôme Desquilbet (EELV) JD: en fait...

MG: je disais juste, je pense que vous avez raison sur l'interprétation du conseil d'état, simplement le point est que les conflits ne devrait pas s'envenimer, parce il s'est envenimé la, vous ne pouvez pas dire le contraire.

JPS: vous savez bien qu'il continuera

MG: vous devez voir les opérateurs avec les habitants qui puissent au minimum se mettre autour d'une table et qu'il y ait une concertation qui soit un peut ouverte parce que la le truc est en train de...

JPS: Vous savez très bien, vous savez très bien qu'il n'y a aucune dans cette affaire, malheureusement, il n'y a aucune concertation qui peut aboutir nous sommes en face de positions extrêmes d'un coté et de l'autre. On sait très bien, c'est à peu près la seule chose que l'on sait les ondes émises par ces relais sont affinement moindre, infiniment moindre que celles que peut déverser la Tour Eiffel par exemple, c'est ça, ça s'est une certitude calculée. et c'est sans doute infiniment moindre que le déverser nos téléviseurs et nos micro ondes, de toute façon ce que je veux dire c'est un débat infini dans lequel je n'ai aucune compétence et le fait que le conseil d'état nous retire cela m'enlève tout envie de vouloir m'en mêler, qu'est ce que vous voulez il n'y a que des coups à prendre dans cette affaire la, personne ne prendra de décision avéré parce qu'il n'y en a pas. Scientifiquement ils sont incapable de dire.

MG: je pense que ce n'est pas une solution de s'en laver les mains.

JPS: oui oui, je m'en lave pas les mains, je suis incompétent

JD: C'est un petit peu un contradiction, vous dites effectivement je suis incompétent c'est vrai que l'on est pas tous physicien etc .. et même temps vous dites que vous avez la certitude qu'il n'y a pas de danger.

JPS: je dis une intuition, une intuition

JD: et vous dites à la fin que cela émet moins que la Tour Eiffel, ce n'est pas vrai, faut vous abstenir de..

JPS : voyer Mr Desquilbet, ...

JD: vous je ne suis pas compétent et en même temps vous affirmez.

JPS: voyez voyez que par conséquent ce que je dis la je le tiens des scientifiques et que par conséquent même les scientifiques s'en mêlent les pieds entre eux donc moi ils m'ont dit cela, vous vous dites ce n'est pas vrai comment vous voulez concerter qui que ce soit la dessus, en fait moi, je n'ai pas la compétence pour cela.

JD: c'est justement pour cela qu'il y le principe de précaution qui existe.

JPS: non on nous l'a retiré. Non non non le conseil nous l'a re-ti-ré. Alors maintenant le principe de précaution.. Quand j'ai tenu , oui mais attendez, oh bah bah bah, J'ai tenu il y a longtemps une première réunion la dessus parce qu'il y avait un projet de pause de relai sur le grand immeuble de la rue de Pierrelais, j'ai réuni les gens du quartier , et j'ai commencé la réunion, Mesdames et Messieurs, c'était dan cette salle, Mesdames et Messieurs j'ai prévu une corbeille je vous invite à balancer tous vos trucs parce que si vous ne voulez pas des relais il n'y a pas de téléphone non plus.

JD: mais ça aussi c'est une erreur

JPS: ah bon ah bon

JD: en fait la question c'est la puissance des antennes , est ce que on met peut d'antennes très puissantes, et du coup potentiellement dangereuses ou plus d'antennes moins puissantes ce qui est un cout pour les opérateurs beaucoup plus élevé, la bataille elle est simplement la, économique. En prenant la décision de ne rien faire en fait vous allez dans le sens des opérateurs au détriment potentiellement de la sécurité de vos concitoyens.

JPS: Vous voyer comme c'st difficile, parce que je n'ai pas compris cela.

JD: c'est exactement ça. Le problème n'est pas de renoncer au téléphone c'est le problème d'avoir des antennes moins puissantes.

JPS: Vous affirmez c'est une chose, mais on nous affirme qu'au contraire si justement les opérateurs veulent multiplier les relais c'est précisément pour en diminuer la puissance.

JD: non c'est à cela qu'une concertation doit aboutir.

JPS: une concertation de qui

JD: mais au moins il y a un débat

JPS: une concertation de qui, entre qui ?

JD: dans notre discussion cela montre que l'on a des compréhension de certains points fondamentaux permettant d'avoir un avis sur le sujet. Avoir une concertation cela sert exactement à cela, c'est à échanger des arguments.

JPS: mais nous ne sommes pas, j'entends bien , nous ne sommes pas dans un vide je rappelle qu'il y a une convention, une charte départementale qui a été signée entre la préfecture, l'association des maires et les trois opérateurs qui oblige à faire des contrôles lorsqu'il y a un doute, il suffit de demander ces contrôles

JD: on peut faire aussi un concertation

JPS: on peut faire, que le préfet l'organise

JD: le contrôle il est effectué par Orange il est effectué par, c'est aussi valable que c'est si c'est la CRIRADE

JPS: non il est effectué par...

Voix dans la majorité: bien sur

JD: c'est comme si c'était Arreva qui faisait les relevés de radio activité

JPS oui, oui, c'est aussi fiable

JD: donc vous avez pris de fait une position

JPS: ah non pas du tout

JD: si

JPS: non j'ai pris une position d'incompétence

JD: si c'est celle de laisser courir

JPS: je suis incompétent sur ce sujet et le conseil d'état le droit même de poser la question, il faut s'adresser au préfet et au ministre

JD: je pense qu'on ne peut pas être expert sur tout et faut malgré tout prendre des discisions

21h00 le cloche sonne

JPS: j'en ai pas à prendre parce que on nous retirer le pouvoir la prendre.

JD: c'est une question de volonté de reprendre la pouvoir.

JPS: la seule chose que je demande au opérateur c'est quand ils proposent de poser un relais c'est de s'entendre entre eux et de mutualiser les installations pour qu'au moins esthétiquement, au moins esthétiquement cela ne conduise pas à quelque chose de lamentable.

JD: sauf que cela peut conduire à de fait à avoir des émetteurs plus puissants.

JPS: c'est vous qui le dites.

JD: oui mais c'est connu.

JPS c'est vous qui le dites.

JD: ba voila, de fait vous avez pris une position qui est celle..

JPS: si vous voulez

JPS: bien

Alain Fabart (Châtillon Pour Tous) AF: je voulais simplement préciser , quand vous dites que les scientifiques s'en mêlent les pinceaux, ils ne s'emmêlent pas les pinceaux, ils ont simplement pas d'étude épidémiologique suffisamment longue pour pouvoir juger, si vous prenez les différents pays européens ils ont des propositions et des mesures différents, si vous prenez différentes ville en France certaine on prises des dispositions notamment pour éloigner les antennes les plus puissantes des écoles et lieux publics, d'autres au contraire en ont prises en en mettant aux endroits ou c'est plus facile de négocier pour les opérateurs c'est à savoir les HLM. Vous avez donc un problème de santé, il n'est pas niable puisque il a été manifeste , manifeste peut simplement auprès de population électro-sensible et d'une façon plus générale . Il me semble que le maire que vous êtes doit s'occuper un peu plus, comme le disait Jerome Desquilbet, des problèmes de santé publique qui peuvent arrivés, cela sera trop tard quand ils arriveront quand seront visible les effets physiologiques. Même si vous n'avez pas la fonction selon le conseil d'état de préciser ou mettre les antennes vous avez la possibilité de dire halte là nous n'avons pas dans le sens que les opérateurs font, nous demandons des mesures qui sont faites par un organisme indépendant, qui l'est vraiment et qui ne sont pas faites forcement par ceux qui sont partie prenantes et on peut avancer, donc vous pourriez suivre un politique essayons de voir clair plutôt que vous défaussez en disant que ce n'est pas mon problème, je n'y croit pas trop et donc je ne fait pas grand chose.

JPS: je crois qu'il est difficile, ce n'est pas un problème technique, ce n'est pas un problème de langage un problème technique ce n'est pas très compliqué le conseil d'état à retirer l'usage du principe de précaution aux communes. C'est bien l'usage du principe de précaution, il nous est interdit de parler du principe de précaution dans cette matière. C'est ainsi.

JD: parfois ce qui fait avancer le droit c'est la désobéissance.

JPS: c'est vrai, Antigone, voilà.